Dans les laboratoires du CNPP, la serrure candidate affronte l’arsenal du cambrioleur : crochetage, perçage, arrachement, extraction du cylindre, outillage lourd. Les techniciens disposent des plans du mécanisme — ils attaquent en connaissance de cause, ce qu’aucun voleur ne peut faire. Si la serrure tient le temps requis, elle décroche son étoile ; la certification est ensuite surveillée dans le temps, avec des contrôles de production qui empêchent le fabricant de s’endormir sur son marquage.
Ces minutes de résistance peuvent sembler courtes sur le papier. Sur un palier, elles sont décisives : une effraction qui s’éternise devient bruyante, visible, risquée. La quasi-totalité des cambrioleurs abandonnent bien avant de venir à bout d’un multipoints certifié correctement posé — car le temps joue contre eux, et ils le savent.